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	<title>Haleine Fraiche</title>
	<link>http://www.haleine-fraiche.com/actualite</link>
	<description>Un blog utilisant WordPress</description>
	<pubDate>Sat, 07 Oct 2006 17:19:49 +0000</pubDate>
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		<title>Aliter l&#8217;halitose ?</title>
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		<pubDate>Sat, 05 Apr 2008 19:25:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
	<category>Général</category>
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		<description><![CDATA[Préservez votre santé
Jean-Michel LOUKA 
Psychanalyste 
Aliter l&#8217;halitose&#160;?
M&#226;chouillant manifestement un chewing-gum, mais flottant dans un parfum improbable, bien que d&#233;gageant &#224; chaque articulation de ces dires une odeur assez caract&#233;ristique, elle se d&#233;crit au psychanalyste ainsi&#160;: trop laide, trop petite, trop grosse, pas assez de charme h&#233;rit&#233;, dit-elle, de sa chypriote de m&#232;re. Elle m&#8217;annonce tout [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h4>Préservez votre santé<br />
Jean-Michel LOUKA <br />
Psychanalyste </h4>
<h5>Aliter l&rsquo;halitose&nbsp;?</h5>
<p>M&acirc;chouillant manifestement un chewing-gum, mais flottant dans un parfum improbable, bien que d&eacute;gageant &agrave; chaque articulation de ces dires une odeur assez caract&eacute;ristique, elle se d&eacute;crit au psychanalyste ainsi&nbsp;: trop laide, trop petite, trop grosse, pas assez de charme h&eacute;rit&eacute;, dit-elle, de sa chypriote de m&egrave;re. Elle m&rsquo;annonce tout de go que, m&ecirc;me &laquo;&nbsp;les yeux band&eacute;s&nbsp;&raquo;, ici, elle br&ucirc;le d&rsquo;envie de &laquo;&nbsp;se s&eacute;parer&nbsp;&raquo;&nbsp;! Je m&rsquo;entends m&rsquo;abstenir d&rsquo;un&nbsp;: &laquo;&nbsp;Qui&nbsp;? Se s&eacute;parer de qui&nbsp;?&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Alors elle d&eacute;roule. Ce message sibyllin&nbsp;: &laquo;&nbsp;bouche&nbsp;&raquo;. Elle veut voir sa bouche prononcer le mot &laquo;&nbsp;bouche&nbsp;&raquo;, car selon elle&nbsp;: &laquo;&nbsp;les mots, et m&ecirc;me&nbsp; - elle insiste &ndash; ce que vous, les psychanalystes, vous appelez les signifiants, sont tous des <em>simulacres</em>&nbsp;&raquo;. Elle souligne le terme &laquo;&nbsp;simulacre&nbsp;&raquo;, elle y revient, elle dit qu&rsquo;elle le &laquo;&nbsp;voit prononc&eacute; par sa bouche comme sa bouche prononce le mot &laquo;&nbsp;bouche&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Elle a l&rsquo;id&eacute;e, dit-elle, que &laquo;&nbsp;nous sommes environn&eacute;s, voire entour&eacute;s ou plut&ocirc;t envelopp&eacute;s, pr&eacute;cise-t-elle, de formes&nbsp; - le langage, les images &ndash; qui nous &laquo; <em>dissimulent quelque chose</em> &raquo;.<br />
  Elle ajoute, mezzo voce&nbsp;: &laquo;&nbsp;J&rsquo;ai le sentiment qu&rsquo;un je ne sais quoi de particuli&egrave;rement subtil et d&rsquo;ambigu est l&agrave;, tapi derri&egrave;re ces pi&egrave;ges.&nbsp;&raquo; L&rsquo;odeur devient envahissante dans le cabinet.</p>
<p>Elle encha&icirc;ne&hellip;&nbsp;&laquo;&nbsp;Hypnotis&eacute;s, nous dansons tous, oui tous&nbsp;!, nous dansons tous sur des cadavres&nbsp;&raquo; et&nbsp;, se rencognant dans le fauteuil qui me fait face, elle me jette&nbsp;: &laquo;&nbsp;Vous le savez comme moi, le non-dit, la transgression, l&rsquo;illusion, l&rsquo;&eacute;tranget&eacute; affleurent derri&egrave;re toute chose comme si tout &eacute;tait recouvert, envelopp&eacute;, d&rsquo;une&hellip; (elle h&eacute;site, puis l&acirc;che) ODEUR (ce mot fuse dans sa bouche), et il suffirait de pouvoir passer dessous, mieux, au travers, pour atteindre ce qui est r&eacute;el, mais on n&rsquo;y arrive pas, alors, il faut chercher toujours un moyen de passer &agrave; travers.&nbsp;&raquo;<br />
  &laquo;&nbsp;Cette odeur voile, me dit-elle, voile et nimbe en m&ecirc;me temps ce qui ne peut se voir&nbsp;&raquo; (sa d&eacute;tresse,&hellip;sous peine d&rsquo;aveuglement&nbsp;?). Elle se compare alors &agrave; un&hellip;<em>p&eacute;rianthe</em> (ensemble des enveloppes&nbsp; - calice et corolle &ndash; situ&eacute;es autour des organes reproducteurs de la fleur). Mais un <em>p&eacute;rianthe d&rsquo;odeurs</em>, pr&eacute;cisera-t-elle, ou un <em>palimpseste de parfums</em> dira-telle aussi une autre fois. Elle &eacute;pelle le mot p&eacute;rianthe, assez dubitative au demeurant sur mon niveau de connaissance botanique.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Vous ne semblez pas vous rendre compte que je progresse par vagues, longues et courtes, fuyant comme la peste les poncifs. Et lorsque je tombe, tels NOUS ici (elle dit &laquo;&nbsp;nousss&nbsp;&raquo; comme sa bouche fuse lorsqu&rsquo;elle prononce le mot &laquo;&nbsp;bouche&nbsp;&raquo;), dans un lieu commun, je pr&eacute;sente mes excuses assorties d&rsquo;un &laquo;&nbsp;comme on dit&nbsp;&raquo;.&nbsp;&raquo;</p>
<p>&laquo;&nbsp;Comme on dit&nbsp;?&nbsp;&raquo;, dis-je, premi&egrave;re ponctuation, essai d&rsquo;aiguillage pos&eacute; l&agrave; pour voir si &ccedil;a change de voie/voix&nbsp;?&nbsp;</p>
<p>&laquo;&nbsp;&hellip;Comme on dit&nbsp;: &hellip;PUER&nbsp;!&nbsp;&raquo; (toujours cette m&ecirc;me bouche qui fuse pronon&ccedil;ant le mot &laquo;&nbsp;bouche&nbsp;&raquo;).<br />
  Alors m&rsquo;&eacute;claire-t-elle, soulag&eacute;e&nbsp;:<br />
  &laquo;&nbsp;Puer, c&rsquo;est &ecirc;tre priv&eacute;. Quand je pue, je suis priv&eacute;e de quelque chose, de la disposition de quelque chose, de sa possession.&nbsp;&raquo;</p>
<p>&laquo;&nbsp;De quelque chose&hellip;&nbsp;?&nbsp;&raquo;, dis-je.<br />
  &laquo;&nbsp;De quelque chose&hellip;, en fait non&hellip;, surtout, essentiellement de QUELQU&rsquo;UN&nbsp;&raquo; (&agrave; nouveau ce chuintement de bouche qui fuse comme pour le prononc&eacute; du mot &laquo;&nbsp;bouche&nbsp;&raquo; dans sa bouche).</p>
<p>&laquo;&nbsp;Oui, &agrave; ce moment je cesse d&rsquo;avoir. Je cesse d&rsquo;avoir une partie, un bout, comme un petit-bout-de-moi, de soi, de mes facult&eacute;s physiques ou morales &agrave; moi, comme on dit, ou m&ecirc;me une habitude &agrave; laquelle je m&rsquo;&eacute;tais, allez savoir pourquoi, comme habitu&eacute;e. Je sais, c&rsquo;est un savoir combien de fois refus&eacute;, que je peux puer de mes cheveux lorsqu&rsquo;ils sont sales, ou d&rsquo;ailleurs, pire, je peux puer rien qu&rsquo;&agrave; ma vue, dans le regard de l&rsquo;autre,&hellip;ou du mien&nbsp;! Mais, aussi, je peux &ecirc;tre puante de gaiet&eacute;, ou plus cruellement, on m&rsquo;a d&eacute;j&agrave; dit que ma beaut&eacute;, parfois, puait. Mais, je vous avouerai plut&ocirc;t que je pue parce que je fume&hellip;et m&ecirc;me plus,&hellip;je bois&nbsp;! Oui, je bois et je sens mauvais de la bouche. J&rsquo;ai une mauvaise haleine. Je suis une malodorante. Je voudrais abandonner cette puanteur&hellip; La perdre plut&ocirc;t, &hellip;et au plus t&ocirc;t. Cette fichue habitude de boire, &laquo;&nbsp;la bite rude&nbsp;&raquo;, je dis quand j&rsquo;en ai un dans le nez, &hellip;dans le n&oelig;ud quoi&nbsp;! En disant cela, vous voyez, je perds un peu la t&ecirc;te&hellip;de n&oelig;ud, et je deviens vulgaire, ajouta-t-elle presque imperceptiblement (ou bien je crus lire en fait sur ses l&egrave;vres cette expression triviale &agrave; peine prononc&eacute;e par sa fusante bouche).</p>
<p>Puis, soudain, elle l&acirc;che alors, sans ambages&nbsp;: &laquo;&nbsp;Vous allez m&rsquo;aliter pour cela&nbsp;?&nbsp;&raquo;, un peu comme elle aurait dit &laquo;&nbsp;vous allez m&rsquo;enfermer pour &ccedil;a&nbsp;?&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Moi&nbsp;: &laquo;&nbsp;??, vous &laquo;&nbsp;aliter&nbsp;&raquo;&hellip;&nbsp;?&nbsp;&raquo;</p>
<p>Elle&nbsp;: &laquo;&nbsp;M&rsquo;aliter parce que je pue&hellip;&nbsp;?!&nbsp;&raquo;</p>
<p>Moi&nbsp;: &laquo;&nbsp;Vous demander de vous allonger sur le divan, vous voulez dire&nbsp;?!&nbsp; On n&rsquo;alite pas l&rsquo;halitose&nbsp;! On examine ses causes, somatiques et/ou psychiques. Mais, dans ce cabinet, sur ce divan, on analyse un sujet et ce qui l&rsquo;a caus&eacute; &agrave; s&rsquo;exprimer, m&ecirc;me inconsciemment, par un tel sympt&ocirc;me, particuli&egrave;rement honteux, comme vous l&rsquo;&eacute;tiez, honteuse vous-m&ecirc;me de cette halitose, tout &agrave; l&rsquo;heure, en p&eacute;n&eacute;trant un peu &eacute;m&eacute;ch&eacute;e dans ce consultoire.</p>
<p>Elle&nbsp;: &laquo;&nbsp;Ah bon, vous, on peut dire que vous m&rsquo;avez en odeur de saintet&eacute;&nbsp;! Et &ccedil;a s&rsquo;appelle comme cela ce qui fait qu&rsquo;on me fuit&nbsp;? L&rsquo;<strong><em>halitose</em></strong>&nbsp;?!&nbsp; Pourrai-je m&rsquo;en s&eacute;parer &hellip;&nbsp;?&nbsp;&raquo;</p>
<p>Moi&nbsp;: &laquo;&nbsp;Classiquement, <em>F&OElig;TOR EX ORE&nbsp;</em>, c&rsquo;est du latin, est la mauvaise haleine d&rsquo;origine buccale, <em>HALITOSE</em>, encore du latin, de <em>halitus</em> qui veut dire &laquo;&nbsp;vapeur&nbsp;&raquo;, est la mauvaise haleine dont l&rsquo;origine ne provient pas de la bouche.&nbsp;&raquo; </p>
<p>&laquo;&nbsp;Oui,&hellip;bon,&hellip; eh bien, apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; consulter, de ma part, si n&eacute;cessit&eacute; il y a, quelques stomatologue ou chirurgien-dentiste, gastro-ent&eacute;rologue ou autre pneumologue, revenez me parler, &hellip;par exemple&hellip; la semaine prochaine&nbsp;!&nbsp;&raquo; </p>
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